Schafe wählen nicht ihr Schlachthaus und kollaborieren nicht mit ihren …

Kuss der Verlierer - FPÖ - Front national

Es wurde in

Glücklichen Wahlzeiten entgegen

vergessen anzuführen, es wird bald soweit sein, über den Front National zu schreiben: eine Partei der Verliererinnen, nun, ist der erste Wahlgang in Frankreich durchgeführt, und es kann, noch erfreulicher, es nicht in der Zukunftsform schreiben zu müssen, sondern bereits in der Gegenwart schreiben zu können, am 12. Juni 2017: Front national ebenfalls bloß eine Partei der Verlierer – parti des perdants …

Denn. Der Front national hat nichts gewonnen. Der Front national ist daher, gemessen auch an seinem eigenen Anspruch, ein absoluter Verlierer …

Die nationale Front – so kurz wie ungenau gesagt – bröckelt. In Europa. Von Österreich aus gesehen, kann gesagt, wer sich von der FPÖ küssen läßt, verliert …

Es gingen am gestrigen Sonntag so wenige wie noch nie zur Wahl in Frankreich. Als hätten die Menschen in Frankreich den Streikaufruf von Octave Mirbeau mit über einhundert Jahren Verspätung etwas abgewinnen können … Und mit Blick auf die nationalistischen Partien scheinen Wähler und Wählerinnen in Europa zu begreifen, sie wollen nicht mehr freiwillig ihr Schlachthaus wählen. Am 15. Oktober 2017 werden die Menschen in Österreich zeigen können, ob sie das ebenfalls begreifen, daß sie imstande sind, das zu tun, was nicht einmal Schafe tun. Schafe wählen nämlich, wie Mirbeau so eindrücklich ausführt, je nicht freiwillig ihren Gang ins Schlachthaus und ihr Gang ins Schlachthaus ist je nicht freiwillig. Ja, die armen verleumdeten Schafe wählen nicht ihr Schlachthaus, und noch etwas tun die armen Schafe nicht, Schafe kollaborieren nicht mit ihren …

… aber wer Österreich kennt, weiß, in Österreich wird es kommen, wie es in diesem Land nur kommen kann, es wird wieder verlieren, es verliert beim Ballspielen, was kein Malheur ist, aber es verliert auch in der Politik, und das ist eine Katastrophe.

Am 15. Oktober 2017 wird wieder geschrieben werden können, Österreich verliert ein weiteres Mal gegen Frankreich …

Glücklichen Zeiten entgegen

FPÖ - Glücklichen Wahlzeiten entgegen

Mit der FPÖ guten Wahlzeiten entgegen. Das kann ohne Übertreibung geschrieben werden. Es muß dabei auch nicht auf die Hoffnung gesetzt werden. Denn. Das hat auch die Wahl in dieser Woche in Großbritannien bestätigt. Wer mit der FPÖ verkehrt, wer von der FPÖ bewundert wird: verliert.

1,8 Prozent für UKIP, kein Sitz mehr im Parlament. Eine Partei der Verlierer und Verliererinnen – party of losers.

Marine Le Pen wurde nicht Präsidentin. Front national und sie: Verlierer und Verliererin – party of losers.

Kein berauschendes Wahlergebnis für Gert Wilders. Ein Verlierer – loser.

Und nun waren im Juni 2017 der Spitzenkandidat und die Spitzenkandidatin der AfD in Wien bei Hofer und Strache … wird an die Niederlande, an Frankreich, an Großbritannien gedacht, ein gutes Zeichen für die Wahl in Deutschland, und es wird nach der Wahl in Deutschland geschrieben werden können: party of losers.

Auf diese Art betrachtet, ist die FPÖ durchaus ein Glücksschwammerl, auch wenn nicht wenige bei dieser Partei an einen anderen Pilz in erster Linie denken mögen, ein Glücksschwammerl zwar nicht für die Parteien, mit denen die FPÖ verkehrt und die von der FPÖ bewundert werden, aber das Glück dieser Parteien ist wahrlich kein Anliegen und schon gar nicht eine Herzensangelegenheit …

Beinahe vergessen. Die FPÖ ist für ihre eigenen Kandidatinnen und Kandidaten auch ein Glücksschwammerl: Norbert Gottwald Hofer ist nicht Präsident geworden. Ein Verlierer. Und gemessen an seinen eigenen Ansprüchen ein absoluter Verlierer – loser.

Wenn es so weitergeht, dann wird nach dem 15. Oktober 2017 auch für Österreich eine Collage erstellt werden können: Sitzverteilung im Parlament: FPÖ, identitäre Partei: Null … und geschrieben werden können: Partie der Verlierer und Verliererinnen –party of losers.

Jedoch, bei Österreich bestätigt sich die Befürchtung zuerst. In Österreich wird nicht viel vom eigenen Glück gehalten. Das Lieblingsgericht in Österreich ist doch mehr der Pechpilz …

La Grève des électeurs contre Le Pen, Marine FN

Il ne faut pas forcément une grève générale. Est la réponse. Une grève tournante sera suffisante. Il sera un début. Ne pas voter pour la candidate sera un début. En se passant ainsi que partiellement de son droit de vote. Tout ce que vous récriminez contre la candidate Le Pen est tout à fait juste et pertinent. Pour cela ne pas voter pour elle sera suffisant, pour le début. Ainsi que Marine Le Pen représente la «négation du politique» du Front National.

Comme réponse à ce fait Octave Mirbeau écrit une copie de son essai.

Le Pen Front national - La greve des electeurs contre Marine

Une chose m’étonne prodigieusement — j’oserai dire qu’elle me stupéfie — c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables. expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose. Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison? Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne? Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément? Nous l’attendons.

Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne; je comprends M. Chantavoine s’obstinant à chercher des rimes; je comprends tout. Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel, parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire l’être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, ô chauvin!

Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti, convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales; et non point de électeur « qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toutepuissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain. Sa souveraineté à celui-là, c’est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce qu’il fait. Mais les autres?

Ah! oui, les autres! Les sérieux, les austères, les peuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu’ils se regardent et se disent : « Je suis électeur! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floquet fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d’hommes, et Baudry d’Asson aussi et Pierre Alype également. » Comment y en a-t-il encore de cet acabit? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu’ils soient, n’ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur oeuvre? Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le soûle? À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus?… Qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant? Qu’estce qu’il espère? Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il espère quelque chose d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baïhaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu’il voie, au travers d’un mirage, fleurir et s’épanouir dans Vergoin et dans Hubbard des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat. Et c’est cela qui est véritablement effrayant. Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies.

Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu’un fait unique domine toutes les histoires: la protection aux grands, l’écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu’il n’a qu’une raison d’être historique, c’est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.

Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu’il est obligé de se dépouiller de l’un, et de donner l’autre? Eh bien! non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces. Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours. Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.

Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de se laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent, chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse tavanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes; si tu lisais parfois, au coin de ton feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maîtres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles. Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines. Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels. C’est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l’homme à ton rêve, car là où est l’homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est pas, d’ailleurs, en son pouvoir de te donner.

L’homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t’imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd’hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera. Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c’est-à-dire qu’ils ne valent rien. Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n’as rien à perdre, je t’en réponds; et cela pourra t’amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d’aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe. Et s’il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t’aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n’accordes jamais qu’à l’audace cynique, à l’insulte et au mensonge.

Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève.

Comme réponse à cette copie on ne peut que la copier.

Il ne faut pas forcément une grève générale. Est la réponse. Une grève tournante sera suffisante. Il sera un début. Ne pas voter pour la candidate sera un début. En se passant ainsi que partiellement de son droit de vote. Tout ce que vous récriminez contre la candidate Le Pen est tout à fait juste et pertinent. Pour cela ne pas voter pour elle sera suffisant, pour le début. Ainsi que Marine Le Pen représente la «négation du politique» du Front National.

Der Streik der Wähler und Wählerinnen

Wiener Rundschau. Vorbemerkung der Redaction. Dieser Aufsatz von Octave Mirbeau wurde während der letzten Wochen in Zehntausenden von Exemplaren durch ganz Frankreich colportirt. Vor den Neuwahlen rüsten sich in Frankreich nicht nur die Politiker, sondern auch die Antipolitiker. – Man wird diese unbedingte Negation der Politik bei uns vielleicht sehr unzeitgemäss finden, aber in Frankreich deuten so viele Anzeichen, unter Anderem dieses Manifest, auf die Ermattung des politischen Sinnes hin. Diese Erkaltung des politischen Interesses bedeutet vielleicht gleichzeitig eine Renaissance des religiösen Empfindens. Unter anderen Symptomen weist auf diese Entwicklung auch der Schluss der Mirbeau’schen Proclamation hin. D. R.

Etwas kommt mir sehr seltsam vor – ich wage nicht zu sagen, dass ich darüber bestürzt bin – dass nämlich heutzutage, in der Stunde, wo ich dies schreibe, nach den unzähligen Erfahrungen, nach den täglichen Scandalaffairen, in unserem »theuren« Vaterlande (wie man in der Budgetcommission zu sagen pflegt) noch ein Wähler, ein einziger Wähler existiren kann, ein so unberechenbares, unorganisches, verblendetes Thier, welches darin einwilligt, sich in seinen Geschäften, Träumen und Vergnügungen stören zu lassen, um zu Gunsten irgend eines Anderen für irgend etwas zu stimmen. Ist dieses überraschende Phänomen – wenn man nur einen Moment darüber nachdenkt – nicht darnach angethan, um die scharfsinnigsten Philosophien zu zerstören und alle Raison zu beschämen? Wo ist der Balzac, welcher uns die Physiologie des modernen Wählers gibt? Und der Charcot, welcher uns die Anatomie und den Geisteszustand dieses Unheilbaren aufdeckt?

Ich begreife, dass ein Hochstapler noch immer Actionäre findet, ich begreife, dass die Censur noch ihre Vertheidiger findet, ich begreife, dass historische Dramen geschrieben werden. – Aber dass ein Abgeordneter oder ein Senator oder ein Minister oder wer immer unter all den sonderbaren Hanswursten, die eine gewählte Function beanspruchen, einen Wähler findet, will sagen: ein so unglaubliches Wesen, einen so unwahrscheinlichen Märtyrer, welcher ihn von seinem Brod ernährt, von seiner Wolle kleidet, von seinem Fleisch mästet, mit seinem Geld bereichert, mit der einzigen Perspective, zum Dank für diese Verschwendung späterhin ignorirt oder mit höflichen Fusstritten bedacht zu werden – wahrhaftig, das überschreitet die pessimistischesten Begriffe, die ich mir bisher über die menschliche Dummheit gemacht habe!

Wohlverstanden, ich spreche hier vom aufrichtigen, überzeugten Wähler, vom theoretischen Wähler, von dem armen Teufel, welcher sich einbildet, die That des freien Bürgers zu vollbringen, seine Souveränität zu demonstriren, seiner Meinung Ausdruck zu geben, politische Programme und sociale Forderungen – o bewunderungswürdige und betrübende Narrheit! – durchzusetzen. – Nicht vom Wähler, der in sich diesen Sachen »auskennt« und darüber moquirt. Die Souveränität dieses »Wissenden« besteht darin, auf Kosten des allgemeinen Wahlrechtes zu wohlgefüllten Taschen zu kommen. Der ist hier in seinem wahren Element, für dieses eine Moment interessirt er sich aus Geschäftsinteresse, das Uebrige ist ihm gleichgiltig. Er weiss, was er will. Aber die Anderen?

Ach ja, die Anderen! Die Ernsthaften, die Unerbittlichen, die Herren »Souveränes Volk«, Jene, welche zu einer Art Trunkenheit kommen, wenn sie sich ansehen und sagen : »Ich bin Wähler. Nichts geschieht ohne mich. Ich bin die Grundlage der modernen Gesellschaft.« – Wieso existiren noch Leute von solcher Beschaffenheit? So eingenommen, so sicher, so paradox sind sie, wie kommt es, dass sie nicht entmuthigt werden, nicht beschämt vor ihrem Werke stehen? Wie kann es kommen, dass noch irgend ein guter Kerl, meinetwegen aus dem verstecktesten Gebirgsnest, so stupid, so unverständig, so blind und taub gegenüber den Thatsachen ist, um noch weiss oder schwarz, oder roth zu wählen, ohne bestochen, ohne betrunken worden zu sein?

Welchem wunderlichen Gefühl, welcher mysteriösen Suggestion muss dieser denkende Zweifüssler gehorchen, der von einem starken Willen getrieben ist, von dem man etwas verlangt und der es thut, stolz auf sein Recht, überzeugt, dass er eine Pflicht erfüllt, wenn er in eine Wahlurne irgend einen Zettel legt, was immer er auch darauf­ schreibt? …

Was muss er sich wohl innerlich sagen, wenn er sich diese extravagante Handlung rechtfertigt oder wenigstens klarmacht? Was erhofft er? Denn schliesslich, um einzuwilligen, dass er sich einigen geschwätzigen oder habgierigen Herren ausliefert, die ihn benützen und bedrücken, muss er sich doch irgend etwas sagen, irgend etwas erhoffen, was wir nicht vermuthen. Er muss irgend welchen cerebralen Verirrungen erliegen, der Gedanke »unser Abgeordneter« muss irgend welche Ideen von Wissen, Gerechtigkeit, Aufopferung, von Arbeit und Redlichkeit auslösen. Es muss wohl schon in den Namen von Kurz oder Sobotka, oder Doskozil oder wie sie anderswo heissen, ein specieller Zauber liegen. Eine Fata morgana muss wohl in diesen Namen liegen, Verheissungen künftigen Glücks und baldiger Heilung. Und das ist wirklich erschreckend. Nichts dient da zur Lehre, weder die burlesken Comödien noch die finsteren Tragödien des Parlamentarismus.

Und dennoch hat, so lange die Welt besteht, die Gesellschaften sich folgen und ablösen – eine gleicht der anderen -stets nur eine Thatsache die Geschichte beherrscht: Der Schutz der Grossen, die Zerschmetterung der Kleinen. Kann der naive »Mann aus dem Volke« nicht dahin kommen, zu verstehen, dass es nur eine Raison in der Weltgeschichte gibt, das ist: Sich opfern für eine Menge von Dingen, die er niemals geniessen wird, sich opfern für politische Combinationen, die auf ihn gar nicht achten.

Auch die Schafe gehen ins Schlachthaus, aber sie wählen wenigstens nicht den Schlächter, der sie tödten, den Bourgeois, der sie verzehren wird. Sie sagen nichts, sie hoffen nichts. Mehr Schaf als die Schafe, ernennt der Wähler seinen Schlächter und wählt seinen Bourgeois. Für dieses Recht hat er Revolutionen gemacht.

O Leser, unsagbarer Schwachkopf, armer Teufel, wenn Du statt den absurden Honigreden anzuhängen, welche Dir jeden Morgen für einen Cent in schwarzen oder weissen oder rothen Blättern verkauft werden, wenn Du, anstatt den eingebildeten Schmeicheleien, womit man Deine Eitelkeit verzärtelt, wo man vor Deiner jämmerlichen Souveränität auf den Füssen liegt, wenn Du Dich, statt in die unbeholfenen Betrügereien der Wahlprogramme vor Deinem Kamin in irgend einen ernsten Denker vertiefen würdest, vielleicht würdest Du da erstaunliche und nützlichere Dinge erfahren, vielleicht würdest Du dann weniger rasch Deinen schwarzen Gehrock und Deine würdevolle Miene aufsetzen, um zur verderblichen Wahlurne zu eilen, wo Du im Vorhinein – welchen Namen Du auch hineinlegst – die Dienste eines Anderen besorgst. Diese Denker würden Dir sagen, dass die Politik ein ungeheurer Schwindel ist, dass dort jede wahre Erregung verhöhnt, jede einfache Vernunft verlacht wird und dass Du dort gar nichts zu suchen hast, Du, dessen Rechnung im grossen Buch der menschlichen Geschicke besiegelt ist!

Träume danach, wenn Du willst, von lichtvollen Paradiesen, von unmöglichen Brüderlichkeiten, von unwirklichen Glückszuständen. Träumen thut wohl, es besänftigt das Leiden. Aber menge nie den Menschen in Deinen Traum, denn wo der Mensch in Action tritt, ersteht Schmerz, Hass, Mord. Erinnere Dich besonders, dass die Leute, welche um Deine Stimme ansuchen, unhonnete Leute sind, die mehr versprechen, als sie halten, als sie zu halten Macht haben. Der Mensch, den Du erhebst, repräsentirt nicht Dein Elend, nicht Deine Sehnsucht, nichts von Dir. Er repräsentirt nur seine eigenen Leidenschaften, seine eigenen Interessen, die den Deinen entgegengesezt sind. Also, kehre heim, guter Junge, und mache dem allgemeinen Wahlrecht Streik. Du hast nichts dabei zu verlieren, sage ich Dir, und vielleicht macht es Dir eine zeitlang Vergnügen. Auf der Schwelle Deines Hauses sitzend, das den politischen Hausirern verschlossen bleibt, lass das Gedränge an Dir vorbeidefiliren und rauche in Ruhe Deine Pfeife.

Und wenn in irgend einem verborgenen Winkel ein Mensch lebte, fähig, Dich zu leiten und zu lieben, lass Dir’s seinetwegen nicht leid thun. Er wäre auf seine Ehre zu eifersüchtig, um sich in den schmutzigen Streit der Parteien zu mengen, zu stolz, um von Dir ein Mandat zu verlangen, welches Du sonst der cynischen Grosssprecherei, der Beschimpfung und der Lüge gewährst.

Deshalb sag‘ ich Dir, mein Junge, kehre heim und streike!

Der Streik der Wähler und WählerinnenAch! Oh! Wie vieles muß besser werden, nicht nur im Straßenverkehr, auch in der Politik, im Gesellschaftlichen insgesamt, muß gedacht werden, während der Fahrt über das Land an diesem ersten Mai, am Beifahrersitz vertieft in den Essay des auf der Rückbank Schlafenden, vielleicht auch erschöpft von seinen Erzählungen über die Fauna der Landstraßen … muß wieder einmal gedacht werden, wie vieles muß, alles muß besser werden, die Zuversicht darf nicht aufgegeben werden, die Menschen werden sich ändern, sie haben das Potential dazu … einst werden sie nicht mehr freiwillig in das Schlachthaus gehen und freiwillig ihre Schlächterin wählen, wie die armen Schafe, die je nicht freiwillig in das Schlachthaus gehen, noch ihren Schlächter wählen.

Soeben erschienen: „Pegida – Was ein Wähler will: NDP, FPÖ und Front National“

Gerade in den identitären Kreisen gibt es ein Kreisen um die Klage, ihre Schriften würden ignoriert werden, für ihre Schriften gelte nicht die Meinungsfreiheit – ein recht erbitterter Klager ist Helge Morgengrauen von der ZZ der FPÖ, den es gar recht erbittert, wie die Schriftsteller und die wenigen Schriftstellerinnen heute ein Dasein in der Dunkelheit fristen müssen, und das nur, weil sie dunkler Zeit lebten und schafften.

Auch heute lebenden Schriftstellern ist diese Klage nicht fremd, etwa Siegfried Eisele, wie bereits gelesen werden konnte.

Es wird ihn wohl auch diesmal, darf gehofft werden, freuen, daß er nicht nur ernstgenommen wird, sondern seine Beiträge auf der Plattform des Unternehmens Facebook sogar zusammengetragen wurden zu einem brandaktuellen Roman, der hier kostenlos heruntergeladen werden kann:

„Pegida – Was ein Wähler will: NDP, FPÖ und Front National“.

Ein Wähler weiß schließlich, wen er wählt, was er will, er weiß auch, weshalb gerade diese drei Parteien … Es hat auch etwas mit Tradition, mit der Vergangenheit zu tun, die nicht für alle finster …Um das nicht im Dunkeln zu lassen, zwei Hinweise noch:

Beim Lesen der FPÖ-ZZ ist es nicht weit zu NPD und Pétain: „Arbeit, Familie, Vaterland“

Front National und Patriotismus

Und wenn morgen, am 2. Februar 2015, der erste Pegida-Marsch in Wien stattfinden wird, mit an der Spitze wohl mit seinem Sprecher und Schreiber der FPÖ-ZZ, werden einige diese eiseleschen Einblicke in die Gedankenwelt eines bekennenden Wählers der FPÖ, der auch NDP und Front National an die Macht gewählt sehen will, und Befürworters von Pegida bereits gelesen haben, und wissen, was davon zu halten ist …